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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 15:43

Smic : Michel Sapin d'accord pour un coup de pouce...

Créé le 24-05-2012

... mais pas pour une forte hausse comme le demandent certains syndicats.

 

 

 

Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social Michel Sapin estime jeudi 24 mai qu'il serait "légitime" de donner un coup de pouce au Smic mais il rejette l'idée d'une forte hausse comme le demandent certains syndicats.

Quand vous êtes une caissière à 70% du Smic, vous n'arrivez pas à vivre, il est légitime que de donner un coup de pouce au Smic", a déclaré Michel Sapin sur Canal+.

"Mais quand vous êtes une petite entreprise avec des carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de votre compte, et là on ne peut pas non plus faire des sauts sur le Smic, c'est cela qu'il faut concilier et une décision sera prise", a ajouté le ministre, en insistant sur la concertation avec les partenaires sociaux. "Il n'y a pas de bonne décision s'il n'y a pas le dialogue qui précède cette décision", a-t-il martelé.

La CGT demande un Smic à 1.700 euros

Sur le coup de pouce promis par François Hollande, un des sujets de la conférence sociale qui se tiendra avant mi-juillet, deux syndicats revendiquent un effort conséquent : une hausse de 300 euros bruts pour la CGT à 1.700 euros bruts mensuels, tandis que FO réclame une augmentation progressive à 1.340 euros nets contre environ 1.100 euros nets aujourd'hui.

Invité à dire si le gouvernement accéderait à la revendication de Jean-Claude Mailly, numéro 1 de FO, le ministre a répondu: "Il le sait lui-même".

Sur le chômage, autre thème clé de la conférence sociale, Michel Sapin a mis en garde contre "les plans sociaux qui sont encore devant nous".

"Ils étaient sous le tapis et ressortent de dessous le tapis", en mettant en cause "l'Etat actionnaire précédent" dans la situation d'Air France, qui pourrait supprimer 5.000 emplois d'ici trois ans.

Par sud emploi midi-pyrénées - Publié dans : Actualités
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 13:19

Retraites : la CGT veut "mettre la pression" sur le gouvernement

INTERVIEW - Jean-Marc Ayrault a dévoilé mecredi l'agenda social du gouvernement. Le Premier ministre souhaite qu'un décret sur le retour à la retraite à 60 ans soit pris "dans trois semaines". Mais la CGT en attend plus. "Ce n'est qu'une première étape qui en appelle une autre", estime Eric Aubin, spécialiste du dossier des retraites au sein du syndicat.

 

Le gouvernement publiera dans trois semaines un décret pour permettre le retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour ceux ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et cotisé 41 années. Etes-vous satisfait?


Nous serons consultés sur ce décret avant qu'il ne soit publié. Mais en tout état de cause, pour la CGT, ça n'est qu'une première étape qui en appelle une autre, celle du dossier des retraites dans son ensemble.

Jean-Marc Ayrault recevra le 29 mai les cinq centrales syndicales. Qu'attendez-vous de cette rencontre?
On va donner notre opinion sur le fameux décret et lui dire qu'on entend porter le retour de l'âge légal à 60 ans pour tous les salariés qui ont 41 ans de trimestres cotisés, y compris en prenant en compte les trimestres validés et non pas seulement les trimestres cotisés.

 

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a précisé mercredi qu'une concertation allait devoir décider si les périodes de chômage seront prises en compte dans les années cotisées…
Encore une fois, ça n'est qu'une première étape. C'est un point positif parce qu'on est le seul pays en Europe où l'on revient en arrière sur l'âge de départ en retraite. Donc on s'en satisfait. Néanmoins, le retour de l'âge légal à 60 ans pour tous est une nécessité, notamment dans une période où l'on sait que l'emploi est catastrophique.«On apprécie le fait d'être consultés»


Le gouvernement ne semble pas envisager de revenir à la retraite à 60 ans pour tous…
On veut mettre la pression pour se faire entendre par le gouvernement. En 2010, près de cinq millions de salariés se sont mobilisés. A l'époque, le Parti socialiste avait donné raison aux organisations syndicales et avait appuyé les salariés.

 

Sur la forme, êtes-vous satisfait par la méthode de concertation employée par le gouvernement?
On apprécie le fait d'être consultés avant que le décret ne soit publié. En 2010, Nicolas Sarkozy est passé en force alors que plus de 70% des Français étaient contre la réforme des retraites et l'ensemble des organisations syndicales y étaient opposées. Avec le nouveau gouvernement, on pourra avoir une autre écoute, j'en suis sûr. Mais le gouvernement doit être conscient que les salariés ont beaucoup d'attentes, notamment en matière de retraite et de pouvoir d'achat. Le pouvoir en place sera jugé sur les actes.

 

Une grande conférence sociale est prévue avant le 14 juillet. Qu'en attendez-vous?
Cette conférence englobe beaucoup plus de sujets : le Smic, les questions de pouvoir d'achat, de salaires, d'emplois. On attend de cette conférence nationale qu'on en sortent des décisions pour changer la donne. Nous sommes bien conscients qu'il y aura des priorités à se fixer vu la situation économique du pays. Néanmoins, on entend porter nos revendications qui font l'objet de nombreux conflits dans les entreprises aujourd'hui.

 

Vous réclamez le retour à la retraite à 60 ans pour tous, l'augmentation du Smic… N'est-ce pas utopique en temps de crise?
Pas du tout! L'argent existe. Le problème, c'est que depuis 1981, on a basculé l'argent du travail vers le capital. Chaque année, 100 milliards d'euros passent de la poche des salariés à celle des actionnaires. Il faut rétablir un certain équilibre et regarder de près une nouvelle répartition des richesses. Nous sommes la 5e puissance économique du monde donc on ne peut pas penser que tout ça est utopique ou irréalisable.

 

Votre nom est souvent cité pour succéder à Bernard Thibault, actuel secrétaire général de la CGT. Qu'en est-il?
Il y aura un comité confédéral national qui va se réunir le 31 mai pour voter une proposition. On verra ce qu'il en sera. Personnellement, je n'ai pas d'attentes particulières. Que je sois secrétaire général ou pas, il y a du boulot à la CGT et les salariés attendent de nous autre chose qu'une bataille pour des places.

 

Caroline Vigoureux - leJDD.fr

mercredi 23 mai 2012

Par sud emploi midi-pyrénées - Publié dans : Actualités
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 12:08

En Espagne, l'inquiétant exode des jeunes diplômés

Incapable d'offrir à ses jeunes diplômés des conditions de travail décentes et à la hauteur de leurs qualifications, l'Espagne voit ses forces vives fuir vers d'autres pays. Elle aura pourtant besoin de ces exilés pour relever son économie.

Les messages défilent, entre colère et résignation. «  Nous devrions avoir le droit de choisir entre autre chose que le chômage ou la précarité. » « Je suis ingénieur et le travail le mieux payé que j'ai eu jusqu'à aujourd'hui, c'est collecteur d'olives. » « Je me sens très chanceuse d'être "mileurista" [gagner 1.000 euros par mois].  » « Mes parents ont dépensé 80.000 euros dans mes études et mon premier salaire a été de 78 euros. Merci Papa et Maman ! » Le visage masqué par une pancarte, une quinzaine de jeunes Espagnols ont accepté de prendre la pose, devant l'objectif de Samuel Sanchez, photographe à « El Pais ». Le grand quotidien espagnol de centre-gauche en a fait l'illustration d'un supplément publié en mars dernier et consacré au « nimileuristas », c'est-à-dire à ceux qui ne gagnent même pas 1.000 euros par mois. « Si, il y a six ans, le "mileurismo" naquit comme un symbole de précarité, maintenant c'est une aspiration », résume amèrement « El Pais ».

 

Dans une Espagne accablée par un taux de chômage touchant presque un quart de sa population active et la moitié de ses jeunes voulant travailler, gagner 1.000 euros par mois est donc devenu une chance. Qu'on ne s'étonne pas, dans ces conditions, que 68 % des jeunes Espagnols soient prêts à quitter leur pays, selon le dernier Eurobaromètre de la Commission européenne. La ministre espagnole de l'Emploi elle-même parle de fuite des cerveaux « sans précédent ». Au premier trimestre de cette année, quelque 27.000 Espagnols ont pris le large, plus de deux fois plus qu'à la même période en 2011. Et même si les statistiques ne précisent pas leur âge ou leur formation, il est évident qu'une bonne partie d'entre eux sont de jeunes diplômés.

L'Allemagne en demande

Aida Pardo a sauté le pas depuis bientôt un an. « La difficulté de trouver un travail ou d'être entrepreneur autonome, le manque de réaction des entreprises du secteur, les incertitudes économiques et la complexité des formalités m'ont fait renoncer à rester en Espagne », résume cette designer de trente-trois ans, débarquée à Berlin le 3 août 2011. Titulaire de deux diplômes, l'un en architecture intérieure et l'autre en joaillerie, Aida bénéficie depuis son arrivée d'un programme d'intégration composé « d'une aide au logement, de quatre heures de cours d'allemand par jour pendant un an et d'une petite allocation ». L'Allemagne, dont la population est vieillissante, a sans cesse besoin d'une main-d'oeuvre jeune et qualifiée et sait attirer ceux qui pourraient être arrêtés par la barrière du langage : Aida est arrivée « sans même connaître la langue ni le pays ».

 

Ce ne sera pas le cas de Ramon Mendosa, vingt-six ans. Cet étudiant en architecture à la Politécnica, qui termine son cursus cet été, étudie l'allemand depuis deux printemps. « Je veux avoir l'option d'aller chercher un travail en Allemagne dès septembre, explique-t-il. Ici, il n'y a rien ou alors c'est mal payé. » Avant de se reprendre : « Même mal payé, il n'y a rien... » « On nous dit tout le temps que nous sommes la génération la mieux préparée de l'histoire de l'Espagne mais on ne nous donne pas de travail ! », dénonce, dépité, ce jeune homme croisé dans les couloirs de l'Institut Goethe à Madrid. L'équivalent allemand de nos Alliances françaises est confronté à une hausse exponentielle d'étudiants, comme beaucoup d'établissements d'apprentissage des langues en Espagne.

 

Gaëlle Schaefer, cofondatrice et codirectrice de l'école de langues Hexagone à Madrid, en est témoin. En dehors de l'Allemagne, elle constate que le Royaume-Uni, la France et l'Irlande suscitent beaucoup d'intérêt. « Il faut distinguer deux démarches assez différentes, explique-t-elle sur la base des contacts quotidiens qu'elle entretient avec ses élèves. Il y a ceux qui partent pour gagner de l'expérience et progresser dans une langue avec l'objectif de revenir plus compétitif en Espagne et de pouvoir s'intégrer plus facilement dans le marché du travail. Et puis il y a ceux qui partent pour fuir la crise espagnole, chercher de meilleures opportunités et qui s'imaginent vivre assez longtemps dans le pays s'ils y trouvent un travail qui leur convient. » L'Eurobaromètre de la Commission européenne montre que ceux qui ne veulent partir qu'un temps (36 %) ne sont que très légèrement plus nombreux que ceux qui veulent rester à l'étranger sur le long terme (32 %).

 

C'est justement cette deuxième catégorie qui inquiète Florentino Felgueroso, professeur d'économie à l'université d'Oviedo et chercheur à la Fondation pour les études d'économie appliquée (Fedea). « La mobilité est une bonne chose à partir du moment où il y a une possibilité de retour, estime-t-il. Or les médecins espagnols qui partent en France, en Angleterre ou en Allemagne sont remplacés en Espagne par des médecins polonais. Quand, dans un même pays, il y a des gens qui sortent et d'autres qui arrivent pour la même profession, il y a un réel problème de conditions de travail. » C'est exactement cette raison qui a poussé Emilia Garrigues Tena, brillante avocate trilingue (espagnol, anglais et français) de trente et un ans, à accepter en septembre 2009 l'offre d'un chasseur de têtes. « Mon salaire était plutôt élevé pour l'Espagne, mais, en Suisse, il a littéralement doublé et me permet d'économiser pour le futur », explique-t-elle depuis Bâle, où elle travaille pour Novartis Pharma. Quand elle parle à ses amis et à ses anciens collègues restés en Espagne, elle ressent « l'insécurité générale, la peur et le peu d'espoir que la situation s'améliore à court et moyen terme ».

 

Cette « mobilité des cerveaux » n'est pas négative en soi, défend le sociologue Lorenzo Cachon, de l'université Complutense à Madrid. Après tout, l'Union européenne est un espace de libre circulation des travailleurs et ces mouvements contribuent à la mise en place d'un véritable marché du travail européen. Ce qui est « préoccupant », en revanche, c'est que ça ne fonctionne pas dans les deux sens, continue-t-il. « Jusqu'en 2007-2008, l'Espagne avait enfin réussi à développer des centres de recherche spécialisés attractifs pour les Espagnols et même pour les étrangers. Maintenant, c'est fini, nous perdons beaucoup de talents. » Une statistique le prouve aisément : en 2005, 92 % des chercheurs ayant décroché la prestigieuse bourse scientifique Ramon y Cajal restaient en Espagne une fois passées les cinq années que dure ce contrat ; en 2011, ils n'étaient plus que 37 %.

 

Une situation récemment dénoncée par Amaya Moro-Martin, une astrophysicienne titulaire de la bourse en question, dans les colonnes de la prestigieuse revue « Nature ». « Les perspectives sont si sombres que certains de mes collègues espagnols basés aux Etats-Unis refusent des bourses Ramon y Cajal, même s'ils ont envie de retourner en Espagne » , écrit-elle. Les possibilités d'embauche à l'issue de la bourse sont en effet bien maigres. Cette année, le Centre supérieur de recherches scientifiques (CSIC), l'équivalent de notre CNRS, ne va pas recruter un seul chercheur pour ses 133 laboratoires. Par comparaison, il en avait embauché 250 en 2007.

La recherche sacrifiée

La recherche en Espagne a été durement affectée par les coupes budgétaires prévues dans la loi de Finances 2012. Tout à son objectif « vital » de ramener le déficit à 5,3 % du PIB cette année, après 8,9 % en 2011, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a réduit le budget de la recherche et du développement de 25,5 %, soit de 2,19 milliards d'euros ! C'est bien plus que la moyenne de - 16,9 % pour l'ensemble des dépenses de l'Etat central. Et c'est le double de la réduction supportée par ce poste entre 2009 et 2011. Résultat : de 9,6 milliards d'euros en 2009, le budget de la recherche en Espagne est passé à 6,4 milliards d'euros en 2012. « Les actions irrationnelles et draconiennes du gouvernement causeront des dommages de long terme aux infrastructures scientifiques », prévient Amaya Moro-Martin, qui estime dans sa tribune que faire de la recherche de l'autre côté des Pyrénées est devenu « mission impossible ».

Cette fuite des talents est un vrai crève-coeur pour l'Espagne. « En gros, cela signifie que nos universités se sont suffisamment améliorées pour former de bons ingénieurs, de bons docteurs, de bons sociologues, etc. mais que nous les formons pour qu'ils aillent travailler en Allemagne ! », s'exclame Lorenzo Cachon. « C'est problématique, abonde Florentino Felgueroso. Nous faisons l'investissement et d'autres en récoltent les fruits. » Le chercheur de Fedea pointe également le déséquilibre démographique que cela entretient. « Dans les dix prochaines années, le nombre de jeunes de 24-25 ans en Espagne va se réduire de 30 % à 40 %. Alors si, en plus, une partie de ceux-ci s'en va... »


Or l'Espagne a désespérément besoin de ses forces vives si elle veut pouvoir relever son économie, et repartir sur des bases plus saines. Ce qui était célébré avant la crise comme le « modèle espagnol » ne s'est révélé être qu'une illusion basée sur la construction immobilière à outrance. Offrir aux plus de 5,6 millions de chômeurs espagnols, qu'ils soient jeunes diplômés ou pas, de réelles perspectives d'emploi impose de modifier radicalement l'économie et ses ressorts. C'est seulement comme cela que l'Espagne trouvera le chemin d'une croissance durable.

Pour l'instant, rien ne permet de penser que c'est la voie prise par le pays. « Bien que le discours [du gouvernement] promette un changement vers une économie de la connaissance, chacune de ses décisions va dans la direction inverse », dénonce durement l'astrophysicienne Amaya Moro-Martin. Et Florentino Felgueroso de conclure : « Si j'étais investisseur et que je voyais cette fuite de capital humain, je n'investirais pas en Espagne. »

Jessica Berthereau, Les Echos, 24 mai 2012
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:09

Après la manifestation, 400 arrestations à Montréal

La police se déploie à Montréal lors d'une manifestation étudiante, le 22 mai 2012.
La police se déploie à Montréal lors d'une manifestation étudiante, le 22 mai 2012. (Photo stringer. Reuters)

 

 

Quelque 400 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi à Montréal au terme d’une manifestation festive, déclarée illégale par les autorités, qui l’ont néanmoins tolérée pendant plus de trois heures, avant quelques débordements, a annoncé la police.

Réunis dans un square du centre-ville, les manifestants, qui étaient quelques milliers, avaient été prévenus par la police avant le début de la manifestation qu’elle était illégale, parce qu’ils n’avaient pas fourni à l’avance le parcours qu’ils emprunteraient.

 

La police de Montréal avait cependant indiqué que la manifestation serait tolérée tant qu’aucun méfait ne serait commis.

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation d’une hausse des droits universitaires et le gouvernement du Premier ministre provincial Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de «loi matraque» par ses détracteurs.

 

La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d’un nouveau réglement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

Après avoir serpenté pacifiquement et en tapant sur des casseroles sur une dizaine de kilomètres dans les rues de la ville, la tête de la manifestation a été prise massivement en souricière par la police alors qu’elle se dirigeait vers un secteur trépidant de la vie nocturne à Montréal.

 

Juste auparavant, quelques pierres ont été lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale, ce qui a «mis en jeu l’intégrité des policiers», a dit à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière.

Les personnes interpellées, la plupart pas impliquées dans les incidents, n’ont opposé aucune résistance, contrairement aux casseurs qui ont attaqué la police dans les jours précédents.

Une intervention de la police anti-émeute contre d’autres groupes de manifestants qui voulaient venir en aide à celui encerclé se poursuivait.

C'était la trentième manifestation nocturne d’affilée organisée à Montréal au 101e jour de la grève étudiante.

 

Liberation.fr, 24 mai 2012

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 15:36

 

The Show Must Go On…

 

 

Ce CE vient en continuité du CE du 26/04/2012 interrompu par la tentative de suicide de notre collègue de la Direction Régionale.

Alors que le Président/DR reprend l’ordre du jour sans aucune référence à cet évènement, la délégation SUD intervient :

 

“Monsieur le Directeur Régional , depuis la suspension de la séance du CE du 26 avril 2011 consécutive à une tentative de suicide d’une de nos collègues Pole Emploi dans les locaux de la Direction Régionale ,nous souhaitons que vous nous indiquiez de façon exhaustive les dispositions que vous avez prises pour interroger l’organisation générale du travail dans les agences et services (en dehors des dispositions obligatoires dont nous avons connaissance en terme d’enquête du CHSCT et de convocation extraordinaire de cette instance).

Nous souhaitons que vous nous indiquiez par ailleurs les dispositions et actions précises que vous envisagez de prendre dans les prochaines semaines pour questionner les choix organisationnels qui sont de votre pleine responsabilité pour la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées aussi au niveau des structures que du réseau des agences.”

 

La seule réponse du DR : “c’est prématuré” !! En tentant de s’abriter derrière les discussions en cours sur le plan stratégique 2015 !! En attendant, on ne change rien, on n’interroge rien, on continue à laisser la situation se dégrader, on continue à laisser les agents dans la mouise ?? Bravo le message de la direction !

 

Pour notre part, il est hors de question de céder à ce fatalisme, à cet immobilisme gravissime pour nos collègues et les usagers du service public de l’emploi.

 

Nous avons demandé la mise au vote de 2 motions interdépendantes :

 

Motion 1 “ La situation actuelle particulièrement dégradée dans les agences et services Pôle Emploi de la région Midi Pyrénées nécessite l’organisation d’une réunion multilatérale convoquée par le Directeur Régional Pôle Emploi Midi Pyrénées avec tous les acteurs syndicaux des Organisations Syndicales présentes en Midi Pyrénées. Cette réunion qui revêt un caractère d’urgence portera sur l’Organisation générale du travail et des services ainsi que les conditions de travail pour l’ensemble des personnels de la région. Elle doit permettre de dégager par un dialogue social restauré des pistes d’actions concrètes qui seront ensuite présentées et validées dans les Instances Représentatives du Personnel de la région.”

Cette motion visant à ouvrir un débat et une concertation large sur la question de l’organisation du travail et des services, à l’ensemble des organisations syndicales présentes sur la région (sans écarter les Instances Représentatives du Personnel) n’a pas été suivie et approuvée par la majorité des élu-es du CE.

Résultat du vote sur cette motion : Pour : 2 SUD, 1 CGT et 1 SNU – Contre : 1 élu indépendant – Abstention : 1 CFDT,1 UNSA ,1 CGC, 1 FO, 1 SNU, 1 élue indépendante

 

 

Motion 2  “La situation actuelle particulièrement dégradée dans les agences et services Pôle Emploi de la région Midi Pyrénées nécessite l’organisation d’une réunion extraordinaire du Comité d’Etablissement Midi-Pyrénées. Cette réunion qui revêt un caractère d’urgence et doit donc être convoquée avant l’été, portera sur l’Organisation générale actuelle du travail et des services pour l’ensemble des personnels de la région.”

Motion adoptée à la majorité. Seul 1 élu indépendant s’est abstenu.

 

Après le vote de ces 2 motions, la séance s’est déroulée selon l’ordre du jour :

Le dispositif d’évaluation à froid (IGLOO), la mise à jour des temps par acte métier (comptabilité analytique), 3949… Nous n’avons pas participé aux débats.

 

 

En fin de séance, la délégation SUD a fait la déclaration suivante :

 

“ Nous constatons à la fin de cette séance du Comité d’Etablissement, que nous avons suivie avec beaucoup d’attention, que vous ne prenez aucunement la mesure de la situation totalement détériorée en matière d’organisation du travail avec toutes les conséquences directes et indirectes sur la santé des personnels de Pôle Emploi.

Notre impression est que pour vous Monsieur le Directeur Régional : “The show must go on” ou plutôt mieux dit en français “ La vie continue”.

Pourtant, vous ne pouvez ignorer les très nombreux éléments qui ont été portés à votre connaissance depuis plusieurs mois sur la dégradation de la situation des agents en matière de conditions de travail :

plusieurs rapports d’expertise alertant sur les risques majeurs pour les agents consécutifs à des choix organisationnels de l’établissement

un conflit du travail d’une semaine en octobre dernier qui portait essentiellement sur des revendications visant l’amélioration des conditions de travail des agents et des conditions d’accueil des usagers

de très nombreux conflits locaux qui mettaient en exergue des carences profondes en matière d’organisation du travail et de gestion des ressources humaines. Citons entre autre,  Castelsarrasin, St Girons, Gaillac, Portet ...

plusieurs droits d’alerte émis par les élus du chsct

interventions et alertes réitérées des médecins du travail

bilan chsct

bilan accablant de l’assistante sociale

enquête Ipsos

 ...

Nous constatons qu’aujourd’hui vous avez refusé de répondre, en début de CE, à nos interrogations en matière de dispositions prises ou à prendre pour améliorer  les conditions de travail de tous nos collègues.

Nous constatons surtout qu’au cours de cette séance du Comité d’Etablissement vous n’avez fait que dérouler vos projets initiaux sans prendre la mesure de la situation générale des services.

Vous avez même rajouté encore aujourd’hui des éléments en matière d’organisation des services, avec souvent beaucoup d’approximations et d’improvisations, qui ne peuvent que générer selon nous des risques psycho sociaux supplémentaires. Et ce, sans aucune évaluation de cette dimension psycho sociale dans les nouveaux dispositifs que vous avez l’intention de mettre en œuvre :

- évaluation à froid : pas de présentation d’un nouvel applicatif informatique

- comptabilité analytique des temps des actes métiers : approche purement comptable totalement déconnectée de la dimension humaine et des attentes des agents

- extension des horaires d’ouverture du 3949 sans aucune évaluation des conséquences sociales de cette modification des conditions de travail pour les collègues impactés

- déploiement de nouvelles formations “indemnisation” dans le cadre d’un nouveau “plan d’été” sans aucune concertation et sans respecter les prérogatives des Instances Représentatives du Personnel.

Nous ne pouvons que constater aujourd’hui à nouveau, Monsieur le Directeur régional, que les décisions que vous prenez (ou celles que vous refusez de prendre malgré nos propositions concrètes) n’apporteront aucune amélioration dans les conditions de travail de nos collègues avec des conséquences directes en matière d’atteinte à leur santé au travail. Nous déplorons ce constat mais nous tenons une nouvelle fois à vous rappeler que votre responsabilité en matière de santé des personnels de la région que vous dirigez est pleine et entière. Vous avez une obligation de résultat sous peine de voir mettre en cause votre responsabilité pénale.

Pour notre part, sur ces questions essentielles, et pour rassurer toutes celles et tous ceux qui pourraient en douter : “On ne lâchera rien !”

 

Et la Vie Continue …

Par sud emploi midi-pyrénées - Publié dans : CE et CHSCT 2012
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