L'épilogue de la réforme portuaire semble encore loin. Une réunion convoquée hier après-midi au secrétariat d'Etat chargé des Transports, à laquelle participaient des représentants du gouvernement, des ports, le patronat des entreprises de manutention et les syndicats de main d'oeuvre portuaire, n'a apparemment débouché sur aucun résultat concret.
Face aux représentants du gouvernement et, semble-t-il, de l'Elysée, les portuaires ont rappelé leur attachement au principe constitutionnel de l'autonomie de la négociation collective. Manière d'expliquer que le dossier n'a pas avancé sur le fond et que la remise en cause du projet d'accord préparé sous l'égide de Jean-Louis Borloo sur les conditions de transfert des grutiers salariés des ports dans les entreprises de manutention ne passe pas. Dans ces conditions, la Fédération nationale des Ports et Docks CGT semble avoir bien peu de raisons de lever ses appels à la grève pour vendredi, samedi, dimanche et lundi.
Comme l'avaient fait les entreprises de manutention après la réforme de 1992 qui avait fait des dockers des travailleurs de droit commun, les ports, dans le cadre de la réforme de 2008 qui prévoit l'intégration de leurs grutiers chez les manutentionnaires, avaient prévu et négocié des cessations anticipées d'activité - pour pénibilité -de deux ans pouvant aller jusqu'à quatre ans. Une durée que le gouvernement juge incompatible avec la réforme des retraites. Une autre réunion serait prévue la semaine prochaine.